Georges Braque Jiri Kolar
Bruce Conner Lee Krasner
George Grosz Eduardo Paolozzi
Raymond Hains Pablo Picasso
Richard Hamilton Robert Rauschenberg
Raoul Hausmann Mimmo Rotella
John Heartfield Kurt Schwitters
Ron Herron Linder Sterling
Hannah Höch Cath Tate
Adolf Hoffmeister Karel Teige
Jess (Burgess Collins) Gee Vaucher
Gustav Klutsis Wolf Vostell
Le premier collage est attribué à Pablo Picasso, qui, en 1912, joint dans la célèbre Nature morte à la chaise cannée, un véritable morceau de toile cirée imitant le cannage d'une chaise. La même année, Georges Braque invente le papier-collé en incluant des bandes de papiers peints dans son tableau intitulé Compotier et verre.
Le collage ouvre une nouvelle voie: il élargit le vocabulaire plastique en utilisant des éléments ordinaires, issus de la vie quotidienne. Un objet quelconque peut, par l'intérêt de sa structure, de sa matière, ou de sa couleur, remplacer les matériaux nobles utilisés autrefois.
Le collage abolit également la distance qui sépare la peinture et la sculpture, en introduisant du volume à la surface d'un tableau et en contribuant à la réalisation d'oeuvres en trois dimensions.
L'allemand Kurt Schwitters réalise de petits assemblages de déchets et d'objets de rebut ou de récupération, afin d'en révéler la beauté simple. En construisant son premier Merzbau dans sa maison à Hanovre, sorte de labyrinthe d'espaces faits de détritus agglutinés, il invente ce qu'on appelle aujourd'hui une "installation".
Le triomphe de la société de consommation va réactiver le collage. Dans les années 1960, Robert Rauschenberg réalise des tableaux-collages qu'il nomme Combine Paintings, mêlant dessins, prospectus, images de presse, objets divers et peinture.
Comme vous pouvez le constater le rapport à l'enfance est très présent dans mes collages, par les couleurs ou les figures représentées,...
Les personnages de dessins animées ou films d'animation m'intéressent particulièrement, leur forme simple me permet en effet de les reproduire facilement (Bob l'éponge, l'Etrange noël de Mister Jack,...).
Le processus de création des collages s'apparente à un coloriage d'enfant: je comble les cases du dessin préalablement esquissé avec des images, de la couleur.
Dans un autre registre, Loretta Lux, artiste allemande, s'intéresse à la nostalgie de l'enfance, dont elle fait le sujet d'une série de photos à la fois troublantes et charmantes.
Récupérer: prendre tout ce qui pourrait être perdu.
Toutes les images que j'utilise dans mes collages proviennent de magasines usagés. Je récupère tout ce qui est succeptible de trouver sa place dans mes collages, mais aucun magasine n'est acheté dans l'unique optique de création.
Ainsi, la presse et la pub constituent mes matières premières. Je donne en quelque sorte une seconde vie aux images, qui sont le plus souvent destinées à la poubelle.
N'ayant jamais deux fois la même image, chaque collage présente un caractère unique.
Deux étapes caractérisent le processus de création du collage: la déconstuction et la reconstruction.
Dans un premier temps, je puise et séléctionne au coeur de la réalité un ensemble d'éléments hétéroclytes. Mes sources sont des magazines divers issus de la récupération ( publicités, presse,...). Je privilégie les images en papier glacé, pour obtenir une uniformité de surface, sans effets de texure ni de matière.
J'ai donc collecté, depuis 2002, des milliers d'images, que je classe soigneusement dans des pochettes, en fonction de leur couleur, et dans lesquelles je puise lors de la réalisation de mes travaux. Cela constitue un gigantesque carnet de couleurs, sans cesse renouvelé.
Vient ensuite l'étape de la reconstruction, dans laquelle je trie, j'assemble les images, les mets en rapport, les associe, comme une sorte de puzzle. Je séléctionne les images en fonction de l'objet représenté.
On ne peut parler de collage sans évoquer les avant-gardes, qui participent à l'élaboration d'une esthétique collagiste dès 1910 (Cubisme, Futurisme, Dadaïsme, Constructivisme, Surréalisme,...).Les expérimentations collagistes et montagistes produisent des oeuvres novatrices, défiant l'art "ancien". Ainsi, le champ des matériaux se trouve élargi à l'infini: tout élément, quelque soit ses propriétés, son statut, ses fonctions, son état, peut désormais être intégré au processus de construction de l'oeuvre. Comme le souhaitait Baudelaire, artistes et écrivains "plongent au coeur du magasin d'images et de signes offert par le réel".
Il me semble intéressant d'évoquer le Pop Art, qui trouve son origine dans les années 1950, avec le débat sur la consommation de masse et la production d'images qui la concerne. Les artistes puisent leur inspiration dans le cinéma, la publicité et les technologies de la société de consommation. Ils s'inspirent de la "popular imagery".
Parmi les principaux représentants du Pop Art, je me suis intéressée à Roy Lichtenstein et à ses oeuvres aux propriétés graphiques très simples. Il prend ses sujets dans la vie courante et la publicité, s'intéresse à la bande dessinée et aux personnages célèbres (Mickey,...). Il utilise le collage pour ses travaux préliminaires, ses estampes, et pour des tableaux compliqués, lorsqu'il doit être très précis.
Mimmo Rotella reste l'un des artistes collagistes les plus connus. Dès 1953, il crée des collages et décollages hauts en couleurs. Il prend comme matériau la ville de Rome et en particulier ses couches superposées d'affiches de spectales. Il enlève des fragments d'affiches publicitaires, les colle sur la toile, les déchire, pour former des textures imprévues.
J’ai commencé à expérimenter le collage au lycée, mais c’est en 2002 que j’ai appris à pratiquer intensivement cette technique.
La thématique de la couleur m’est venue très rapidement : pourquoi ne pas organiser mes compositions par couleurs ? Je me suis tout d’abord attachée à tester les couleurs primaires, puis, vu que ça fonctionnait plutôt bien, aux couleurs secondaires,…
La préoccupation première était la saturation de l’espace, puis je suis venue à organiser mes compositions, à sélectionner mes images pour en former des nouvelles, à les associer comme une sorte de puzzle, à donner une seconde vie aux images, à créer des effets (profondeur,…),
Cette technique est peu onéreuse ( toutes mes images sont issues de la récup’), et elle m’offre d’immenses possibilités (portraits, paysages, abstraction, sculpture,…).
Même si ça vous importe peu, je vais vous donner quelques éléments de biographie, pour vous aider à me connaître…
Que dire ??? Donc je suis AnaïS... J’ai 22 ans et je vis à Amiens (pour ceux qui ne situent pas, c’est en Picardie…ok, ça vous dit toujours rien… bon c’est en France !!).
Je suis diplômée d’un master 1 « Théories et pratiques artistiques » et je poursuis actuellement mes études en master 2 « Cultures et Patrimoines », à Amiens (encore et toujours, Amiens forever!).
Je suis accessoirement membre (ouais enfin
vice-présidente, la classe !) d’une association à caractère culturel et
artistique, « Courants d’Art », depuis novembre 2006.

Un p'tit commentaire pour te féliciter sur la qualité de ton travail. On a tous fait ce type de travail... read more
on Quelques artistes collagistes